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The Daily Shaarli
——————————— Thursday 06, April 2017 ———————————
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Bonjour à tous,

Par ce courrier nous souhaitons informer les membres de l'Association de paralpinisme des enjeux en cours concernant les sauts dans la vallée de Chamonix et la pratique du paralpinisme en général sur notre territoire.
Petit rappel: en 2004 nous avons créé l'association pour défendre la pratique du paralpinisme, en prenant les devants pour revendiquer notre sérieux, notre vision collective de l'activité et une appartenance aux sports de montagne (ce qui nous a également permis d'être affiliés à la FFCAM et assurés).
Comme vous le savez tous, les sauts sont actuellement interdits  sur les sites du Brévent et de l'Aiguille du Midi, suite à de nombreux accidents et en particulier à l'impact dans un immeuble de la ville. On ne va pas épiloguer sur les circonstances de ces différents accidents, ni juger les personnes qui en ont été victimes. Néanmoins, il faut voir les choses en face sur des exits qui permettent un cumul important de sauts, un effet show-biz non négligeable et un survol inévitable des zones urbaines.
Il se trouve que le dialogue est encore possible avec les pouvoirs publics, le Maire mais aussi le Préfet. L'enjeu est majeur car soit nous sortons positivement de cette situation et nous démontrons par là même notre sérieux et notre aptitude à nous remettre en question, soit les mêmes problèmes risquent de se reproduire, avec une interdiction immédiate et sans appel, et avec une extension possible de l'interdiction.
Nous devons être force de proposition vis à vis de la Mairie de Chamonix mais aussi de la Préfecture!
Or, malgré des avis très partagés sur la question, le président de notre association a rencontré, de sa propre initiative, l'adjoint au Maire dernièrement, en apportant sa seule et unique vision des choses, et sans même en informer le bureau de l'association !
Il ressort de cette entrevue une incompréhension totale de M. l'Adjoint vis à vis du déroulement de notre activité. On aurait voulu le rouler dans la farine, on ne s'y serait pas pris autrement.
Exemple pour le Brévent: autoriser les sauts le matin uniquement mais jusqu'à midi, avec l'idée « d'un ou deux sauts » dans la matinée... Déjà lorsque le créneau existait jusqu'à 10h, on pouvait en effectuer 2 ou 3...
Autre exemple: garantir la sécurité en obligeant les sauteurs à signer une Charte... Pourquoi pas en levant la main droite et en jurant?
Par ailleurs, le bureau ne semble pas avoir saisi toute l'importance d'écouter le conseiller au préfet, qui est en plus un ancien sauteur. Sachez que son inquiétude est grande quand sont initiées récemment, en préfecture, des réunions portant sur la pratique de la wingsuit en Haute-Savoie (et donc à fortiori le paralpinisme en général). Réunion où ne sont pas invités les pratiquants. Ils ont par ailleurs, avec L’adjoint à la Sécurité, demandé un report de ces réunions (report accepté) en prétextant qu'un travail et des propositions  allaient arriver.

Concrètement aujourd'hui, si une dropzone est à nouveau permise sur Chamonix, il ne se passera pas longtemps avant que des problèmes beaucoup plus graves n'arrivent. L'accumulation du nombre de sauts et le type de pratique que l'on a pu observer conduira forcément à de nouveaux problèmes. Mêmes causes, mêmes effets.
Ceux-ci condamneront certainement les sauts sur tout le département, dès lors qu’il y a risque au-dessus d’habitations, routes, etc !
L'interdiction tombera brutalement, sans demander quoi que ce soit à l'association, comme cela s'est passé en 2012 et 2016. Pas mal d'accidents, 2 arrêtés de suspension, en 4 années de pratique... On en veut plus ?!
La solution la plus pérenne est de laisser tranquilles ces 2 exits, et d'organiser quelque périodes de sauts (rassemblements), en contrôlant les zones d'évolutions, rendant les exits non pas interdites, mais contrôlées. Nuance qui peut paraître faible, mais importante pour la mairie et le futur de notre activité en général.

Enfin, l'association a pour but de défendre la pratique en France, et de la pérenniser. Il est important que le bureau se détache des pressions de pratiquants (surtout étrangers) pour qui il est difficile de cerner tout le dossier.
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